Nos mains se caressent,
Comme d’étranges personnages.
Sous la table,
De cette pièce fissurée,
Nos mains s’entrelaçaient,
Nos pieds se tordaient,
Sans que personne ne s’aperçoive.
J’étais l’ami rigolo,
Dont ta mère appréciait,
La conversation.
J’étais cet être sympathique,
Mais jamais ils ne pourraient,
Croire en notre relation.
Tout nous opposait.
Alors que ta mère,
Voudrait que tu manges,
A tous les râteliers,
Car vous mangiez,
Des briques,
A la sauce cailloux,
Tu n’avais d’yeux,
Que pour moi !
Nous mangions si bien,
Ensemble,
L’oreiller.
Nous terrassions,
La laine dure,
Qui te servait de couvre-lit.
L’odeur de nos chairs,
Imprégnait le tissu,
De ta chambre-masue.
Mais tout cela,
N’était que fornication,
Impossible.
Jamais nos parents,
Ne s’apprécieraient.
Tu étais la fille,
Du marché en bas,
Affairiste,
Et moi l’intellectuel,
Le hableur,
Peu fortuné de Bois Moquette.
Qu’est-ce qui nous unissait,
Puisse que nous ne parlions,
Pas la même langue ?
Etait-ce Erzulie,
Qui te possédait,
A chaque fois,
Que tes sous-vêtements,
Mouillaient,
Et que tu abandonnais ton corps ?
Jézula, Moi Jean-Baptiste Doumboy,
Fils de Rousseau,
Et de Simone de Beauvoir,
Fils de deux temps différents,
Trouvait l’inspirait,
Dans tes convulsions,
De possédée,
Dans tes cris rauques,
De délurée.
L’alcool m’inspirait peu,
Je n’étais pas Brouard,
Mais plutôt Coince-un-peu,
En mal d’inspiration.
Je répandais sur ton corps,
Le « Sos Pwa » de ta mère,
Cette sauce aux haricots,
Dont le goût me rappelait,
Celle de Toinete,
Et je léchais comme un être,
Affamé.
A jamais nous devrons, vivre,
Notre débauche dans le secret…
Jean-Paul GUILLOBEL
Jeanpaulguillobel@hotmail.fr
Port-au-Prince, le 4 Avril 2011
sensasssss
RépondreSupprimerMerci!
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