mercredi 8 juin 2011

Notre drapeau, Notre Identité, ou le Défi d’Etre « Ayisyen sorti sur le Journal LE DEFI, de la Fondation Etre Ayisyen




Mai 2011

(Texte Original)

C’est au Complexe Gama, sis au 514 de la Route De Delmas (Delmas 66), plus particulièrement aux locaux de la Fondation « Etre Ayisyen », qu’a eu lieu, ce 18 Mai 2011, la conférence-débat de la jeune association : JVEA (Jeunes Volontaires en Action) dont le sujet fut: Notre Drapeau, Notre Identité.

Pour cet évènement à caractère patriotique, nombreuses sont les associations de jeunes qui ont fait le déplacement, en ce jour de fête du Bicolore,  de la Première République Nègre,  afin de montrer que la jeunesse montante haïtienne à en son sein, encore l’ « esprit » patriotique et le respect de son drapeau. L’association organisatrice de l’évènement, a choisi les locaux de la Fondation « Etre Ayisyen », pour la valeur civique et patriotique qu’incarne cette institution.

Dans la salle de nombreux drapeaux flottent fièrement. L’évènement est prévu pour 15 h pm, et déjà à 14 h 30 pm tout le monde est en présence, la salle est bondée. La conférence débute précisément à 15 h tapante,  comme prévu. Le Responsable des Relations Publiques de l’Association, Jean-Paul GUILLOBEL, présente ce regroupement de jeunes crée il y a, à peu près un trimestre. Il brosse le dessein de celle-ci. L’Association veut œuvrer dans les domaines de l’éducation, la culture, l’environnement, dans les actions civiques, dans le but d’inciter les jeunes « Ayisyens »  à s’impliquer dans la « construction » de la nouvelle Ayiti.

Mademoiselle Naed JASMIN, Diplômée de La Sorbonne, Coordinatrice de la JVEA, est la première à intervenir. Elle présente l’ « Importance  de la Jeune Femme « Ayisyenn » dans le Processus de Reconstruction d’Haïti ». Le sujet n’est pas facile. Les mœurs et la culture « Ayisyenn » ne valorisent pas la femme, selon elle. Elle exhorte la population « Ayisyenn », à la conscientisation. « La femme est le pilier de cette nation » nous dit-elle. De Catherine Flon, à Défilée La Folle, en passant par Claire Heureuse, la femme a toujours joué un rôle moteur dans la bonne marche des affaires d’Etat, mais également  a le rôle principal au sein de la famille « Ayisyenn » affirme-t-elle fièrement. Elle n’hésite pas à nous parler de toutes ses femmes vaillantes qui éduquent nos « fils ». Dans la présentation qu’elle a brossée de manière très objective, Mademoiselle JASMIN, a suscité pas mal de réactions au sein de la gent masculine, pour la plupart majoritaire ce jour là.  Malgré la présence de jeunes gens biens formés, on a pu constater que le « machisme » est encore bien ancré dans la mentalité « Ayisyenn ».  Naed JASMIN a eu le privilège d’avoir comme appui féminin, durant ce débat où l’esprit « phallocratique » dominait,  l’aide de Mademoiselle Myrthel GUILLAUME, la Responsable de l’association Cric-Crac (association d’aide aux enfants dans la précarité). Anthony BARBIER, un des intervenants, quant à lui, parle en ces termes: « Nous devons ouvrir les portes, pour que les femmes aient le même niveau éducatif que les hommes. Nous devons accepter que la femme soit différente,  mais également égale à l’homme. »

Le deuxième intervenant fut Monsieur Valery FILS-AIME,  le Vice-Président  des Réseaux Sociaux de la Fondation « Etre Ayisyen ». Il a abordé le sujet du : «  Rôle des jeunes dans le processus de la reconstruction. Pour Valéry FILS-AIME il faut indubitablement combattre le départ massif définitif de nos jeunes, vers l’occident. Il parle en ces termes : « Aujourd’hui le rêve de tout Ayisyen est de « partir », voyager vers l’ « aigle ». Le  « Rêve Ayisyen » c’est d’être ailleurs ». Il déplore cet état des choses et des mentalités.

« Est-ce que nous avons conscience que c’est nous, les jeunes, le futur de ce pays ? » crie-t-il à l’assistance. Il continue plus loin, en affirmant : « Nous avons le devoir d’agir ». Pour lui, « Jeune », est un état passager, il faut en profiter et construire l’avenir : « Il nous faut être des leaders. Il faut que les jeunes s’impliquent dans l’entreprenariat. ».  Il fustige cette tendance générale de l’éducation « Ayisyenn » à créer des « soumis », des « employés ».

« Que faisons-nous des entrepreneurs qui sont en nous !» lance-il à ses congénères.  Il déplore que les jeunes pensent uniquement à court terme et veulent tous, « un job  dans une ONG ». Le jeune Valéry, dynamique, pose les bonnes questions, dont une qui invite à l’introspection : « Comment nos traumas, peuvent nous aider à évoluer ?».

« Il faut éduquer à l’entreprenariat. Il faut que le Jeune Ayisyen désire entreprendre» déclare-t-il. La pensée positive doit être la quête de notre jeunesse. Afin de parvenir à avoir une pensée positive il faut également travailler sur les conditions matérielles d’existence de nos jeunes continue-t-il. « Il faut que nous nous battions pour changer nos conditions matérielles d’existence ! Ce combat est nôtre, il est noble ! » lance-t-il.

Afin de participer à la reconstruction de son pays, Valéry FILS-AIME, estime que le jeune « Ayisyen » doit cerner ses blocages,  développer son estime de soi, croire en un avenir meilleur et savoir que « du jour au lendemain tout peut changer », tout peut changer de manière positive, insiste-il. C’est ce changement de paradigme que prône le jeune Vice-Président des Réseaux Sociaux de la Fondation « Etre Ayisyen ». Parallèlement il exhorte les Institutions à favoriser l’entreprenariat et inciter les jeunes à développer la « culture du risque » et de l’investissement.

Le troisième paneliste de cette rencontre fut Anthony BARBIER. Connu comme sociologue, membre de mouvements pour l’avancement du citoyen Ayisyen, Anthony BARBIER s’est fait remarquer avec sa présentation sur : « Le Défi d’Etre Ayisyen ».
Selon Monsieur BARBIER, nous vivons un chaos innommable. Celui-ci se divise en différents types :
  • Le chaos politique
  • Le chaos social et économique
  • Le chaos culturel
  • Le chaos religieux
Le respect de l’ «autre » est une valeur inexistante aujourd’hui  au sein de notre société, selon lui. « Le plus dur, est de relever Le Défi d’Etre Ayisyen », extériorise-t-il. Le chaos, cette dimension, qui nous dépasse, mais que nous vivons ; cette dimension, qui fait partie du quotidien de tout Ayisyen, est dû selon lui à : « Notre mentalité, aux dysfonctionnements des pouvoirs de l’Etat, au vide institutionnel, à une crise de leadership générale, à l’explosion et la mutation démographique, à la migration et l’urbanisation anarchique, au brouillage et à la perte de repères, au conflit de génération. ». On gère notre chaos, notre misère. « Le drapeau n’a plus une signification pour plus de 70% de la population. » continue Monsieur BARBIER. Il nous faut développer l’implication participative, la responsabilisation, le civisme, est-il convaincu.

Anthony BARBIER ne mâche pas ses mots : « Le secteur privé est dans l’impotence. ».

Chaque Ayisyen à l’impression d’être tout seul sur cette terre, néanmoins Anthony BARBIER, dit croire en cette « jeunesse naissante ». Cette jeunesse meurtrie, qui veut s’en sortir, c’est selon lui le « salut » de notre peuple. Certes la société est chamboulée, les valeurs se perdent, mais il dit apercevoir, ce noyau de jeunes motivés qui s’impliquent et surtout désirent participer dans la refonte de leur état. La pauvreté ne doit pas freiner notre « intellect », certes il est dur pour un jeune défavorisé de penser, le ventre vide, mais il faut se « battre » pour s’en sortir estime-t-il. Il croit qu’un salut est possible. « Nous devons développer en nous le sentiment de responsabilité, le sentiment d’appartenance. » nous propose-t-il. « Les élites intellectuelles, économiques et politiques, bataillent entre elles. », « souvent la question de couleur est mise en exergue, alors que nous savons tous que c’est un faux problème, ou plutôt une arme politique. », insiste-t-il auprès de tous ces jeunes qui l’écoutent d’une oreille plus qu’attentive.

Pour clore cette conférence, l’historien Georges Michel, ne pouvant être présent à fournit une vidéo aux Jeunes Volontaires en Action, sur : « Le symbolisme du drapeau Ayisyen. ».

Une partie culturelle fut assurée par des membres du Groupe JM avec un récital : Un changement pour les nègres ; FABEELUZ, jeune artiste, membre de JVEA, a présenté : Histoire Drôle de Belo ; et le Groupe RELAKS, quant à lui : « Oh Ayiti, Solèy lavi boule klòch la ».

Après une telle rencontre, on se dit tous : « Le changement est en nous, construisons l’avenir ! ».

Jean-Paul GUILLOBEL
jeanpaulguillobel@hotmail.fr

Sorti sur Le Journal Le DEFI , de la Fondation Etre Ayisyen du 15 au 30 Mai 2011

mardi 7 juin 2011

TIC pour une Haïti plus prospère et moderne

 E2tech 1 au 5 Juin 2011

(Texte Original)

Hisser la technologie au sommet, vulgariser, former et sensibiliser la population haitienne, telle est la mission de l’AHTIC (Association Haïtienne pour le Développement de la Technologie, de l’Information et de la Communication). Du 1er au 3 Juin 2011 a eu lieu la 2ème Edition de E2tech au Karibe Convention Center, la Foire Technologique qui a fait tant parler d’elle en 2009. Cette année elle a eu comme thème central: TIC la route du futur.

Cette année encore, exposants, sponsors et consommateurs étaient au rendez-vous, malgré une fin de semaine pluvieuse et humide. Le sponsor officiel, Voilà, n’a pas lésiné sur la décoration. Dès l’entrée de Juvénat, des parasols « verts », aux couleurs de Voilà ornent la route d’accès à l’Hôtel. Ballons et néon lumineux sont venus rehausser l’esthétisme du stand de cette prestigieuse compagnie. Encore une fois Voilà s’est fait remarquée par son déferlement marketing.

Cette année les innovations qu’ont pu apprécier les participants de cette Grande Foire, furent nombreuses : Salle de Jeu payante (Game Box), Stand d’exposition modernes et innovants réalisés par HPS et IDS, plusieurs Séminaires et Formations à la pointe de la technologie, Grande Couverture Médiatique, signe que cette deuxième foire est une grande réussite aux yeux de plus d’un.

Cet évènement a hébergé des entreprises réputées dans le domaine de l’informatique. Ont brillé par leur présence des compagnies étrangères telles que : hp, Le Novo, Dell, Microsoft, Symantec, Cisco, Kodak, etc.

Cette foire a réunie sous un même toit plus de 40 exposants. Particulièrement toutes les grandes compagnies de vente de matériel électroniques et informatiques et tous les fournisseurs internet. Celles-ci ont profité pour insister sur la nécessité de réguler et de renforcer le secteur des TIC. En effet, une contrainte majeure en Haïti, reste et demeure le cadre légal. Dans cette optique, les dirigeants des différentes compagnies ont rappelé que la  dernière loi sur les télécommunications date de 1977. «Il y a tout un vide constitutionnel concernant les télécommunications. Il faut que les dirigeants statuent afin de structurer et régulariser ce secteur dans un cadre légal ! », ont-ils accentué. Les lois qui devront être prises, doivent être appropriées et prendre en considération la réalité du secteur afin de créer un terrain propice pour une compétition plus saine et mettre de ce fait, tous les acteurs en confiance.

Lors de son intervention concernant la régularisation du secteur des TIC, au dîner de pré-lancement de cette foire technologique (le Jeudi 2 Mai 2011), Madame Mindel de La Torre, de la FCC, organisme de régulation des TIC aux Etats-Unis d’Amérique (patronnée par l’Ambassade Américaine), a présenté les avantages qu’a permis un cadre légal au sein de cette dite nation.

T-Cash et Tchotcho, dans un même lieu, Digicel et Voila se sont côtoyés

Parlant d’innovations technologiques, deux services qui se ressemblent : Tcho Tcho Mobile et T-Cash ont brillé de tous leurs feux. Au demeurant il n’est pas aisé de faire la différence. Il s’agit de deux produits similaires avec des avantages presque identiques. Si le premier, un produit labellisé Digicel, a pour partenaire Scotiabank, le deuxième, signé Voilà, se pâme avec la Unibank. Au consommateur de faire son choix ! Tous deux ont été biens représentés à l’évènement, toutefois on a pu sentir beaucoup plus de convivialité chez les vendeurs de l’un que ceux de l’autre. Bertrand Martin, le Manager de Produits et Services de Voilà et Gaëlle Laroche, Marketing Manager de Digicel, ont tous deux vantés leurs entreprises et leurs produits.  Définitivement, La compétition à de beaux jours en Haïti !

Les Scouts, La Croix Rouge, la Police ont participé à faciliter l’organisation et la réalisation du dit évènement.
Les organismes internationaux étaient eux aussi au rendez-vous. La USAID et son projet agricole WINNER, représenté à la foire par l’économiste agronome, Philippe BELLERIVE, a soutenu une « Agriculture compatible et durable. ». « Notre projet a pour mission principale : d’augmenter le niveau de vie des habitants des zones rurales et de réduire la vulnérabilité aux désastres. Nous avons réalisé de nombreux travaux d’infrastructures dans l’Ouest et l’Artibonite, notamment le drainage de la rivière La Quinte aux Gonaïves. » a-t-il déclaré.

Le Directeur Général du Bureau Haïtien du Droit d’Auteur (BHDA) Emmanuel DERIVOIS, était présent. Il a profité pour faire la promotion de leur tout nouveau site internet. Il a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur les TIC afin de protéger nos créateurs.

TIC pour ne pas oublier, TIC pour la gestion des désastres

 Ils l’avaient pourtant annoncé en 2009, ce 12. Certains les avaient pris pour des illuminés. L’AGERCA, l’Alliance Pour La Gestion des Risques et la Continuité des Activités est cette association qui avait été marginalisée avant le séisme et dont les pronostics se sont révélés malheureusement exacts, au détriment de la population haitienne. Le secteur privé plus conscient désormais, après maintes pertes en vies humaines et en biens, supporte de manière plus accrue leurs activités. Marie-Louise AUGUSTIN RUSSO a affirmé : « Nous sommes présents aujourd’hui pour continuer intensément notre campagne de sensibilisation sur tous les risques susceptibles d’affecter notre nation. », car selon elle « Conscientiser les populations est une activité permettant de relever bien des défis. A travers l’AGERCA, nous essayons d’aider nos compatriotes, de les sensibiliser, de les éduquer, de les orienter et d’accomplir un devoir de mémoire pour les générations futures et pour l’humanité en général. » a-t-elle conclut.

Les visiteurs furent ravis. Deux d’entres eux, interrogés par des journalistes ont fait part de leurs appréciations. M. ZAMOR professeur à l’Institution Saint-Louis de Gonzague salue l’initiative de l’AHTIC et parle d’un renouveau pour Haïti, mais également de tout un processus de changement. Pour lui, cette foire est le moyen d’aider le pays à avancer et d’implanter une nouvelle ère. Quant à lui, l’étudiant Selmont Mike LOUIS,  a trouvé les conférences extrêmement instructives et invite la jeunesse haïtienne à s’enquérir des TIC. De plus il a invité les dirigeants et les membres du secteur privé à décentraliser une telle réalisation, qui pourrait être une opportunité pour tous les jeunes à travers le pays de faire connaissances et s’imprégner des dernières technologies.

 Pour clore cet évènement une conférence de presse a été donnée par le président de l’AHTIC à la grande salle d’exposition. Il a profité pour remercier les exposants, les sponsors et surtout les visiteurs estimés à plus de 5 000, selon lui.

« Cette foire est un deuxième succès ! » a-t-il affirmé fièrement.

« Cet évènement a pour objectif de vulgariser et de faire connaître à la population l’importance de la technologie au développement du pays. » selon Mathias PIERRE, Président de l’AHTIC. « Pour que les TIC atteignent leurs objectifs, il faut indubitablement promouvoir le développement de l’énergie et de l’environnement » a-t-il fait savoir. « La technologie doit avoir les infrastructures de base afin qu’elle soit efficiente. » continue-t-il. Il croit intiment que le développement des TIC, doit se faire avec le secteur privé, mais surtout avec l’appui des décideurs. Une fois de plus, il réitère la nécessité d’ « ouvrir le pays aux gros investisseurs ».  « Broadband et Electricité sont deux défis majeurs en Haïti. Il nous faut trouver les moyens de les solutionner. E2Tech, propose les solutions ! ».

Jean-Paul GUILLOBEL jeanpaulguillobel@hotmail.fr
Marc-Henry JEAN maxohenro@hotmail.com

Tous droits réservés© 2011

Texte modifié par le Nouvelliste:
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=93416&PubDate=2011-06-06

Texte d'un autre auteur paru dans le Nouvelliste sur le sujet de la technologie:
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=93378&PubDate=2011-06-06
 M. Robin Padberg, representant de VOILA, le sponsor officiel de E2TECH cette année.
(Photo: Georges-Harry ROUZIER)
 Des étudiants participant à la foire.
(Photo: Georges-Harry ROUZIER)
 Une vue des participants.
(Photo: Georges-Harry ROUZIER)
 Une vue des participants.
(Photo: Georges-Harry ROUZIER)
 Les compagnies internationales étaient bien représentées.
(Photo: Georges-Harry ROUZIER)
 Mathias Pierre, le président de l’AHTIC. (Photo: Georges-Harry ROUZIER)
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Port-au-Prince, le 26 Mai 2011

AHTIC/ 2ème salon

E2tech : les préparatifs vont bon train

(Texte Original)

C’est au Karibe Convention Center, qu’à eu lieu ce jeudi 26 Mai 2011 la rencontre préparative du 2ème salon de l’Association Haitienne pour le Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (AHTIC), entre les exposants, les organisateurs et les différents sponsors de cet évènement. Cette foire technologique qui se tiendra du 1er au 5 Juin prochain aura pour thème : Les TIC la route du futur.

Débutée par les propos d’introduction d’Erna Rodriguez, Directrice Exécutive de l’AHTIC, cette réunion à été l’occasion de réunir sous un même toit les différents acteurs de cette exposition novatrice, dont le sponsor officiel est Voila et qui a été mise en place dans le but de sensibiliser la population Haitienne sur l’importance des TIC dans le développement du pays.

Dans son intervention, le président de cette association, l’entrepreneur, Mathias PIERRE a déclaré à l’assistance : « Lors de la première édition de « E2tech » en 2009, nous avons vendu un rêve à nos partenaires. De nombreuses compagnies haïtiennes et étrangères nous ont rejoints dans cette entreprise de sensibilisation à l’importance du développement des technologies. » . Il est convaincu que si les compagnies haïtiennes parviennent à inciter la population à utiliser les TIC, la vie de celle-ci sera améliorée.

« Allier la technologie, l’énergie et l’environnement dans la construction d’Haïti est un défi qui pourrait être bénéfique tant pour la population que pour les compagnies, ce qui permettra de faciliter les échanges même dans les zones les plus reculées du pays. Les maîtres pourront parfaire leur formation et les jeunes s’auto-former. C’est une ère nouvelle qui s’établit. », a renchéri le président de l’AHTIC.

Pour cette 2ème édition, les organisateurs ont fait appel à HPS, inspirés en 2009 par une décoration innovante de la Digicel. Les stands préparés pour la circonstance, seront modernes. L’image de marque des entreprises sera bien mise en exergue avec goût. Il s’agit de mettre en place de nouveaux standards évènementiels.

L’ouverture officielle se fera le vendredi 3 juin 2011 à midi. Les activités débuteront dès le 1er Juin. Des conférences, des séminaires, des vidéos conférences, des expositions et rencontres entre prestataires de service auront lieu tantôt au local de l’AHTIC, qu’au Karibe.
Déjà présente lors de la première édition, la CompHaiti réitère sa présence et son soutient à l’évènement. "L’Edition 2009 fut un succès. Avec nos partenaires, nous supportons hautement cette deuxième édition. En effet, c’est avec la collaboration de Microsoft, Cisco, Le Novo et Symantec que nous participeront à cette foire de renom. » a fait savoir Madame Jessica Jadothe Etienne, représentante de la CompHaiti à cet évènement.

De son côté, la responsable de Marketing de la Digicel, Gaëlle Laroche a affirmé que développement et environnement sont des valeurs que la Digicel promeut. « Dans cette optique notre compagnie prend plaisir à participer à cette deuxième foire technologique. », continue-t-elle. « L’énergie est également prépondérante dans la reconstruction. L’apport des TIC nous permettra d’avoir de nouvelles opportunités afin de toucher beaucoup plus de personnes. » continuek-t-elle. Plus loin, elle a annoncé fièrement, que cette année encore, la Digicel surprendra les participants de cet évènement, car la Digicel innove toujours et continuera de le faire.»
Cette foire sera l’occasion de réunir jeunes et moins, autour de la technologie. Les compagnies participantes veulent pouvoir utiliser les TIC et les transmettre à la population. Il est clair qu’avec l’évolution rapide de ce monde, nous devons avancer avec la technologie.

Jean-Paul GUILLOBEL jeanpaulguillobel@hotmail.fr
Marc-Henry JEAN mhjean@lenouvelliste.com

Visitez le site internet de E2tech : www.e2tech.ht
Page Facebook : e2tech 2011:  http://www.facebook.com/pages/E2TECH-2011/209027302463313

Texte sorti sur le Nouvelliste: 

 http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=93080

Texte d'un autre auteur sur E2Tech:
http://www.lenouvelliste.com/articleforprint.php?PubID=1&ArticleID=91328

vendredi 27 mai 2011

Rébo Expresso : tout tourne autour du café


Dans le but promouvoir et valoriser la production du café local, la compagnie Rébo S.A. propose un nouveau concept: Rébo Expresso. Une chaîne de « coffee shop » où le café se décline et se déguste sur tous les tons. Lors d’une visite guidée au sein de leurs deux premiers cafés, le vice-président de  la compagnie Rébo S.A., Gilbert Gonzales, nous a présenté cette entreprise qui se veut jeune, dynamique et qui fait de la qualité son credo.

 « Rébo Expresso », voilà une référence pour les amateurs de café. Avec plus de 40 ans sur le marché, mais plus exactement dans le monde du café, la compagnie Rébo S.A. veut se différencier de ses compétiteurs en étant au goût du jour et en véhiculant une image de modernisme. 
 Chez Rébo, chaque produit est unique. Certainement, on y sirote l’expresso, comme on y apprécie le « Réboccino »,un frapuccino très onctueux, produit phare du concept.
« Nous avons deux boutiques pour le moment. La première se trouve à la section « duty free » de l’aéroport international Toussaint Louverture ; elle est ouverte depuis plus d’un an. La seconde est située à la rue Métellus près de la place Boyer et est ouverte depuis plus de 3 mois », a fait savoir Gilbert Gonzales. « Notre objectif est d’avoir deux autres boutiques avant la fin de l’année », a-t-il poursuivi.
A l’aéroport, tout comme à Pétion-Ville, tout est prêt à emporter. Rébo Expresso fournit de quoi se rappeler du pays. De véritables « Saveurs d’Haïti » : Café, Mamba, Kassav, Feuilles de Ti Bonm, Biscuits secs, Papitas, Doucelettes, Bonbon siwo toute une panoplie de produits créoles, un vrai café à l’haitienne.
Par ailleurs le mobilier de la Boutique de Pétion-Ville, mariage de terroir et de modernisme, offre une ambiance de délicatesse, où le jute, contrastant agréablement sur l’ébène, est rehaussé de lampes Tiffany’s typiquement haïtiennes.
Dans tous les Rébo Expresso, notons que l’accueil est chaleureux et le sourire constamment présent, attitude que l’on retrouve rarement dans les métiers de service en Haïti.
Chaud ou glacé, le café s’apprécie dans ses différentes nuances : l’Expresso traditionnel, Le Rébo, le Macchiato caramel, l’Affagato, le Mocha coconut, le Reboccino (Capuccino), tous des Arabica.
Pour ceux qui apprécient le café avec un soupçon d’alcool : le café amaretto, le café bailey’s, le café brandy, et le café crémas (présent très bientôt) sont des spécialités de la Boutique de Pétion-Ville.
Parallèlement, le breuvage n’est pas le seul produit à consommer sur place ; on y trouve des sandwiches très fins : Epinard à la crème, Blanc de dinde à l’Ail, Rosebeef Gourmet, Steak & Cheese. Les thés de «Ti Bonm » et de citronnelle ainsi que le chocolat « pays », nous rappellent les tendresses de grand-mère, preuve que Rébo Expresso n’oublie pas la tradition haitienne.
Rébo : la qualité partout
De la production aux boutiques de consommation, avec un décor typiquement haïtien, mais de standard international, la compagnie Rébo S.A exige la qualité partout. « Grâce aux agréables conditions climatiques dont jouit le pays, les planteurs, notamment ceux de Thiotte, Baptiste et Jérémie fournissant à la compagnie de bonnes récoltes chaque année, ont su développer, au cours des décennies, de très bonnes relations avec Rébo afin de continuellement offrir la qualité », s’est réjouit le vice-président de la compagnie.
De plus, Rébo S.A., vient tout juste d’obtenir sa certification « Equitable » par le « Fair Trade Labelling Organization ».  Cette certification spéciale  atteste que les petits producteurs reçoivent un prix juste pour leur café et garantit aussi que les méthodes utilisées pour la récolte du café respectent l’environnement. Rébo S.A. est une entreprise citoyenne engagée dans le social et dans le support aux groupements paysans.
Expresso, vous m’avez dit ? De nombreux cafés se développent aujourd’hui dans la zone métropolitaine et « Rébo ne craint pas la concurrence" dit Mikaelle Roy, la gérante du concept Rébo Expresso. « Mais mieux encore, Rébo apprécie la concurrence », renchérit M. Gonzales. « Il nous faut développer la culture du café », ont-ils dit en chœur. « Il nous faut mettre en valeur les produits locaux » ont-ils continué.
Toutefois, M. Gonzales a profité pour lancer un appel sur la nécessité d’encadrer les producteurs de café. « Le café haïtien reste un atout précieux dans l’économie du pays, malgré certaines contraintes de production », a-t-il expliqué. « Nous souhaitons que tous comprennent la nécessité de redynamiser le secteur « café », qui fut pendant longtemps, l’un des piliers de l'économie nationale», a-t-il conclu.

Jean-Paul GUILLOBEL jeanpaulguillobel@hotmail.fr ,
Marc-Henry JEAN mhjean@lenouvelliste.com  

article sur le nouvelliste:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=92998&PubDate=2011-05-26

 Une cliente à la boutique de Pétion-Ville.
 A l'aéroport Rébo représente dignement les produits locaux.
 Une vue du comptoir de l'aéroport.
Difficile de se décider. 

dimanche 15 mai 2011

« A-La-Carte » se dévoile

         TEXTE ORIGINAL


A Port-au-Prince, le monde de l’emploi bouge. Malgré un chômage endémique que connaissent les jeunes haïtiens, il y a ceux qui pensent, ceux qui cherchent des solutions innovantes afin de permettre à nos jeunes de s’épanouir. Parmi ceux qui veulent faire bouger les choses, il y a « A-La -Carte ».

C’est au Cue Bar, qu’Edna DESULME, a inauguré ce 4 Mai 2011, sa compagnie de « Networking » ou de « Réseautage » dénommée « A-La-Carte ». C’est avec le désir d’introduire ce concept d’ « échange » en Haïti, que « A-La-Carte » s’est présenté dans cet établissement « select ».  La tenue vestimentaire générale pour cet évènement était «Business Casual », ou d’un style « Affaires Décontracté ».

A l’avant dernier étage du Bellevedère, dans ce bar huppé de Pétion-Ville, des musiques brésiliennes, cubaines, du jazz, de la techno, accompagnent discrètement les conversations des cadres, des exécutifs, des jeunes professionnels et investisseurs d’Haïti.

Il est 18h, plus de 20 personnes sont déjà là et s’apprivoisent. La soirée évolue un peu, il est 19h et déjà près d’une quarantaine de personne discutent. On parle surtout « Affaires ».

Les invités n’ont pas peur de se présenter, d’aller l’un vers l’autre, de décrire leur entreprise, leurs projets. C’est tout un « melting-pot ». Les graphistes, parlent aux industriels ; les jeunes médecins aux hôteliers ; les artistes aux gestionnaires ; personne n’est « blasé », n’a peur d’aller vers l’autre. C’est la nouvelle Haïti qui se construit. Cette Haïti des échanges, cette Haïti du « Tèt Ansanm », cette Haïti, de l’acceptation de l’autre. Une nouvelle ère se construit et les jeunes professionnels veulent y participer ; c’est ce ressenti qui nous traverse au cours d’une telle soirée.

L’évènement est « chic », mais surtout est différent des soirées que connaissent les habitués des établissements de Pétion-Ville. L’évènement est instructif, car chacun apprend des choses à l’autre, des choses sur l’autre. Alors que certaines conversation évoquent le développement de l’ « image d’Haïti » sur le plan international, d’autres considèrent plutôt le développement de nouvelles techniques de marketing au sein des entreprises haïtiennes.  Dans toutes les conversations, il y a des idées concrètes, qui s’analysent, se brossent.

Refaire le monde, revisiter les techniques entrepreneuriales du marché et parler de cette Haïti qu’on aimerait « être », qui petit à petit « devient », c’est toute une expérience que nous vivons grâce a « A La Carte »  et DIGICEL, le sponsor clairvoyant de cet évènement.

Une fois de plus, DIGICEL, a su entrevoir les jeunes talents et sponsoriser cet évènement. Une fois de plus DIGICEL, se différencie, comme une entreprise innovante qui croit en la jeunesse haïtienne.

 « A-La-Carte » est avant tout une Agence de Réseautage qui travaille afin de connecter  et faire le pont de contact entre les professionnels. C’est également une entreprise de « Sourcing », c’est-à-dire une Entreprise de Services qui va rechercher le produit à la source afin de mettre en contact les clients demandeurs et les prestataires de services.
Madame DESULME a voulu au cours de cette soirée : « Réunir les professionnels sous un même endroit et faire bouger les opportunités. »

Elle nous a affirmé vouloir que les professionnels développent leurs vrais atouts et compétences.
Pour Edna DESULME, le chômage est un  problème énorme. Elle constate qu’Haïti vit une crise de l’emploi, mais également un problème de ressources humaines. Elle pense que les compagnies ne s’exposent pas assez vers le public. Selon elle : « Les jeunes professionnels ne savent pas mettre en valeur leurs connaissances, leur expertise, leur fierté. Le problème est « humain ». » Elle propose donc des outils pour contrecarrer ce problème de « marketing personnel ».

Innovation et Modernisme telles sont les compétences distinctives de « A-La-Carte » par rapport à toutes les micros-agences embryonnaires qui pullulent sur le marché.

Edna favorise la différence et l’intégration tout comme cela se fait dans les pays occidentaux. Elle croit aux compétences et au « leadership » plus qu’au paraître. Elle croit au développement « personnel. « Nous devons apprendre des sociétés avancées et utiliser les formules qui ont fait leurs preuves. ».

Elle veut développer la compétence et favoriser l’ « embauche des jeunes haïtiens ».

Comment prendre contact avec « A-La-Carte » ? Il suffit juste d’envoyer son CV et « A-La-Carte ferra le reste ». Ce qui est très important, c’est la première impression que vous donnerez à la première rencontre. Tout ira très vite, « A-La-Carte » se chargera du processus de « matching ».

Jean-Paul GUILLOBEL &  Xavier NERETTE

Texte publie sur Le Nouvelliste apres leurs modifications: 

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=92215&PubDate=2011-05-09

Xavier Dalencour fait luire sont art a « The Bookstore Cafe & Wine Bar »


C’est un jeune trentenaire, plein de vie. Il travaille dans le marketing, la journée et est artiste-peintre le soir. Xavier DALENCOUR, nous a présenté ses œuvres, ce 5 Avril 2011, dans une ambiance raffinée, a « The Bookstore Cafe & Wine Bar ».

Il a fait des études de Gestion et de « Sciences Politiques en Europe, plus particulièrement à Bordeaux, et affirme : « La peinture s’est « imposée à moi après des années de refus. Je ne voulais pas en faire ma carrière, mais j’avais çà à l’intérieur. Je ne pouvais pas m’y opposer. ».

Xavier, cet artiste dont les œuvres colorées sont entre l’abstrait et la figuration avait « envisagé sa vie autrement. ». Il se voyait travailler dans la « finance », un métier « sérieux » comme la société le suggère. » Pour lui, la peinture est  avant tout une « vocation ». 

Un verre de vin « rouge » à la main, il nous explique « OVNI », cette peinture bleu marine, avec le corps d’un fantôme surplombant une Montagne ; la « Montagne Pelée » me dit-il. Alors que l’observateur, aura tendance à y voir un contexte à caractère « vodouisant », Xavier affirme que cette œuvre est plutôt le reflet d’un chagrin d’amour. Il parle d’une relation d’ambigüité et d’incompréhension entre lui et une Martiniquaise. 

 OVNI - Photo Gil CHRISTPHONTE
 
 « L’art est fait de complexité. L’artiste travaille énormément, on ne reconnait jamais vraiment son travail comme on devrait. » continue-t-il. « Le temps de construction de l’ « œuvre » est très important. » selon lui.
Concernant sa vie professionnelle et sa carrière artistique, il ne croit pas que celles-ci se chevauchent: « Les artistes sont polyvalents et c’est ce qui fait notre force ! ».

Chacune de ses peintures évoque une période différente. L’abstrait aux couleurs pétillantes fait figure de récurrence au sein de son portefeuille de peinture. Il tente des courbes à la Picasso. Il s’inspire également d’Odilon REDON.

 Quand il transforme « Les Masques Sans Titres » de Jackson POLLOCK, il intègre des « Vèvè ». Il nous dit adorer modifier des œuvres, s’en inspirer, choisir les sujets utilisés par d’autres, se réapproprier l’ « idée, le concept».

Xavier est rouge, bleu, jaune, les trois couleurs primaires. Il les possède, il les tournoie, il les éclabousse ! L’œuvre n’est jamais achevée : « J’ai toujours envie de continuer le tableau. De le repeindre. Même lorsqu’aux yeux des autres l’œuvre est terminée, pour moi il faut la continuer.  Certains tableaux sont difficiles à arrêter, à finir. Pour la majorité d’entre eux, ils arrivent au bout du processus de maturation tous seuls, après plusieurs de travail et de réflexion.

De nombreux publicistes, écrivains, rédacteurs, industriels, cadres était présents pour mirer la palette considérable d’œuvres exposées par le peintre.
La chaleur de ses œuvres est appréciée. Plus d’une vingtaine de tableaux, égaient « le lieu ». Hors de la peinture haïtienne traditionnelle, on s’y plait.
Au pays des « artistes », il y a tout une nouvelle génération qui s’épanouie et qui nous ouvre les fenêtres sur leurs œuvres.

Jean-Paul GUILLOBEL
Photo Gil CHRISTPHONTE
Xavier DALENCOUR, l'artiste, pose - Photo Gil CHRISTPHONTE